D’une superficie de 7 km2, la lagune de la Somone située aux abords du village de la Somone fait partie de la réserve naturelle d’intérêt communautaire de la Somone (RNICS). 

Entourée par une forêt de baobabs et le tanne (terme emprunté à la langue locale, le Sérère, pour qualifier des espaces nus, stériles et salés), la lagune est alimentée principalement par :

– le fleuve de la Somone (issu de la confluence de 2 rivières),

– les précipitations en hivernage entre juillet et novembre (apport d’eau douce)

– la nappe phréatique (apport d’eau douce),

– les marées et différents courants de l’Océan Atlantique (apport d’eaux salées).

La mangrove représente l’unité la plus caractéristique de cet écosystème côtier.

Les campagnes de reboisement en palétuviers initiées depuis 1996, constituent une réelle réussite pour soutenir la régénération naturelle et le bon développement de la mangrove et ont permis de sauver le site de l’ensablement.

Cette richesse en biodiversité est aussi caractérisée par la présence de crabes (faune visible à chaque marée basse), d’oiseaux migrateurs comme les pélicans, les hérons, les aigrettes et les flamants roses. Les huîtres colonisent les racines des Rhizophora, principale espèce de palétuvier. Ce lieu est devenu un site ornithologique réputé.

La lagune de la Somone est un écosystème côtier aux équilibres très fragiles. L’ouverture de l’embouchure est fondamentale pour l’équilibre écologique de l’écosystème en général et la survie de la mangrove en particulier.

La mise en réserve de la lagune a permis l’interdiction des activités d’extraction de sables de plage et des coupes de bois de mangrove grâce à la surveillance des éco-gardes.